Humeurs

#MeToo

RÉVEIL/RÉVEILLE

Je me réveille, un matin comme les autres. Mi-session, les émotions sont déjà un peu dans le tapis. Comme d’habitude, je prends 5 minutes (ou plus) pour scroller Facebook. Je vois des « moi aussi » et des « me too » qui envahissent ma page. Hein ? Je comprends rien, pour l’instant. Interloquée, je regarde les messages, je me dis que je vais peut-être finir savoir c’est quoi ce nouveau trend.

#MeToo is a movement started by Alyssa Milano, the actress from Charmed TV series, to support her former co-star Rose McGowan, who made allegations of rape against Harvey Weinstein. Milano had the idea to start #metoo from a friend, so women and men around the world can share their stories of sexual violation and harassment, to simply identify as a victim, or know that they are not alone. #MeToo allowed many men and women to have a very powerful voice and show the world that sexual harassment and assault is not to be taken lightly, showing victims that they have the right to be heard.

Wow. Un hashtag pour toutes celles (et ceux) ayant été harcelé(e)s ou agressé(e)s sexuellement? Ça clic dans ma tête. Je revois comme au ralenti le nombre de hashtag que j’ai vu. C’était quoi ce nombre ? Je ne peux même pas les compter. Combien de mes ami(e)s ont été au moins harcelées ou agressées au moins une fois dans leur vie? Presque tous. Et ça, c’est sans compté ceux qui ne l’ont pas mis sur les réseaux sociaux. Sur le coup, j’ai pensé être malade. Encore aujourd’hui, d’ailleurs.

 

PAS TA FAUTE

Quand c’est rendu que la MAJORITÉ des gens sont des victimes, il y a un problème. Un méchant problème! C’est un problème de société, de culture du viol, tu sais, celle que plusieurs personnes nient encore ? Que va-t-il falloir de plus pour vous ouvrir les yeux ? Il y a des MILLIONS de femmes et d’hommes qui sont des victimes d’agression, ça arrive chaque jour, mais pour éviter d’en parler, parce que ça fait peur, soyons honnêtes, des gens développent des techniques plus sournoises les unes que les autres. Faire porter le blâme à la victime? La slut shame? Réduire ce qu’elle a vécu? On pourrait continuer comme ça longtemps.

Lorsque j’ai vu ce hashtag là, j’ai honte de le dire, mais j’ai hésité. J’ai hésité à le publier moi aussi. À afficher aux yeux de tous que j’étais une victime, une survivante. Je me suis sentie gênée, voir honteuse. C’était ridicule que je me sente ainsi. PERSONNE ne devrait se sentir ainsi d’avoir été agressé/harcelé.

Et puis je l’ai posté. Parce que ce n’est PAS ma faute, ce n’est PAS ta faute et tu n’as PAS à avoir honte. La seule faute et honte qu’il devrait exister est celle de la personne qui t’a traumatisé à jamais.

 

UN JOUR

#MeToo, c’est un pas dans la bonne direction. Tellement de gens qui s’unissent pour passer un message. Par contre, c’est loin d’être gagné. Les réseaux sociaux (et la Terre) sont peuplés d’imbéciles. Ils vont te dire qu’avec ce que tu portes, tu l’as cherché, ou encore que si ça vient d’un humoriste ou une personne connue, c’est correctou encore que si tu as pas crié non, c’était un oui.

Un jour, on vaincra ce genre d’imbéciles à coup d’éducation, et ça sera un soulagement pour tout le monde.

En attendant, à toi qui lis, #MeToo.

7 thoughts on “#MeToo

  1. Je ne peux qu’être d’accord avec toi, c’est un grave problème de société. J’espère qu’un jour les mentalités évolueront. J’espère qu’un jour on se sentira en sécurité lorsque l’on se promènera seules dans les rues, que ce soit le jour ou la nuit. J’espère qu’un jour on arrêtera de nous prendre pour des bouts de viandes, pour des objets à qui l’ont peut tout faire.
    Ce hashtag est une belle initiative et j’espère qu’il fera bouger les choses 🙂

  2. La véritable origine de #metoo vient de Tamata Burke. je suis déso de devoir faire ça mais c’est important de comprendre que de tels mouvements peuvent être lancés par des personnes non célèbres.

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